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Fédération Européenne des Comportementalistes - F.E.C. Courriel : bureau @comportementaliste-fec.org Courrier : 13 Rue de l'Abbé Divay - 27150 FARCEAUX |
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L'éthologie, ou biologie du comportement, est la discipline scientifique de l'étude du comportement des espèces animales (et de l'être humain) dans leur milieu significatif. Elle est une des principales bases d'étude de l'activité de comportementaliste.
De l'usage abusif du terme "éthologie":
La SFECA, Société Française pour l'Étude du Comportement Animal (organisme qui a pour objectif de promouvoir les recherches dans le domaine de la biologie du comportement, de favoriser les échanges entre les disciplines concernées et d'encourager la diffusion des connaissances) autorise la diffusion d'un texte paru dans un de ses derniers bulletins, à propos de l'usage abusif qui est fait du terme éthologie dans le milieu de l'équitation.
Nous reproduisons ci-dessous, le texte intégral de la SFECA, ainsi que la réaction de l'éthologiste Michel Chanton, formateur de comportementaliste, qui dénonce à cet organisme le même usage abusif du terme éthologie, dans le milieu dit cynophile:
L’une de nos adhérentes, Danièle Gossin, nous a alertés sur le fait que le monde du cheval utilise de façon grandissante le terme «d’équitation éthologique » pour désigner les pratiques empiriques de ceux qui préconisent des méthodes « naturelles » de dressage. S’il s’agissait seulement d’une traduction abusive du terme américain natural horsemanship, la caravane scientifique pourrait passer sans s’émouvoir des cowboys qui « chuchotent » à si grand bruit à l’oreille des chevaux. Mais c’est maintenant la Fédération Française d’Equitation qui met en place des brevets d’équitation éthologique. Ceux-ci comportent plusieurs degrés attribués à la suite d’un enseignement délivré par des personnes n’ayant reçu aucune formation à l’éthologie.
Le bureau de la SFECA a consulté ceux d’entre nous qui sont engagés dans l’étude du comportement des chevaux (Marie-France Bouissou, Claudia Feh, Martine Hausberger). Après discussion et vote lors de l’assemblée générale 2003, il a été décidé que le président de la SFECA adresse aux responsables de la fédération ainsi qu’à la rédaction des principales revues d’équitation un courrier libellé dans les termes suivants :
Je vous écris au nom de la communauté des éthologistes français pour attirer votre attention sur l’usage erroné qui est fait de notre science dans le monde du cheval. Nous constatons une tendance croissante à utiliser le terme d’éthologie dans des contextes non appropriés, et cela souvent à des fins commerciales. Cet usage incorrect se voit relayé par les médias, ce qui ajoute encore à une confusion à laquelle nous ne souhaitons pas être associés.
Le statut d’éthologiste requiert une formation et des connaissances spécifiques sur le comportement animal. Nous souhaitons que les termes d’éthologie et d’éthologiste soient réservés à la discipline scientifique et aux personnes qui auront reçu un enseignement dispensé par un encadrement scientifique. Il est abusif de parler d’équitation éthologique, de stages d’éthologie ou de formation à l’éthologie pour désigner des stages d’équitation encadrés par des dresseurs ou des enseignants diplômés d’équitation, ceci ne préjugeant en rien de leur qualifications dans leur domaine de compétence propre.
Une authentique formation à l’éthologie représente une aide précieuse pour aborder le travail avec l’animal. Il serait malheureux que l’éthologie ne soit mentionnée que pour servir de caution scientifique à des discours qui ne reposent sur aucune connaissance éthologique. Nous souhaitons mettre fin à la désinformation qui règne autour du comportement du cheval. Notre communauté se tient à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.
Ce qui est en jeu est la reconnaissance même du titre d’éthologiste. Il n’est pas nouveau que des pratiques empiriques se parent des habits de la science. Beaucoup parmi ceux qui traitent des troubles du comportement animal, par exemple, se décernent le titre d’éthologue sans avoir jamais ouvert un livre d’éthologie. D’autres disciplines comme la psychologie sont confrontées depuis longtemps à des problèmes du même ordre. Définir et faire accepter un certificat d’aptitude à la profession d’éthologiste devrait constituer une tâche prioritaire de la SFECA pour les prochaines années.
Dans l’immédiat, nous devons continuer à diffuser nos connaissances et mieux faire connaître l’éthologie pour lutter contre les contrefaçons. A cet égard, la publication par nos collègues Michel-Antoine Leblanc et Marie-France Bouissou d’un excellent ouvrage consacré à l’éthologie du cheval constitue la meilleure des réponses.
La SFECA
2) Commentaires de Michel CHANTON éthologiste membre titulaire de la SFECA depuis 1995 :
En lisant ce texte paru dans le bulletin intérieur de la SFECA, j’ai retrouvé les préoccupations qui sont les miennes, en relation avec le milieu dit « cynophile », j¹ai donc demandé au Président de la SFECA l’autorisation de le reproduire.
Sur Internet, dans quelques revues consacrées au chien, on découvre là aussi que des personnes n’ayant aucune connaissance en éthologie, ce qui est facile à vérifier, s’autoproclament « éthologue » (terme qui s’utilise depuis Geoffroy Saint-Hilaire - 1849 - à noter que depuis 1950 on utilise le terme « éthologiste »).
On voit aussi apparaître des "éducateurs-comportementalistes"* alors qu'il ne peuvent justifier d'aucune formation de comportementaliste. C’est un abus et une tromperie qui s’aggravent, lorsque ce terme est utilisé pour apporter une apparence de caution scientifique à des activités comme le dressage.
L’éthologie est une science de l’observation, de l’étude du comportement dans toutes ses manifestations et à tous les niveaux, de la cellule à l’organisme entier et aux sociétés animales, des causes qui le déterminent et de ses fonctions (Campan et Scapini). Elle n’a jamais été une technique d’intervention sur le sujet, ce qui d’ailleurs ruinerait toute tentative d’observation.
En revanche, le rôle du comportementaliste est d’apporter son aide à un propriétaire de chien dérouté par un comportement d’apparence inexplicable de l’animal. Cette aide ne peut être apportée que parce que le comportementaliste possède des connaissances suffisantes en éthologie, concernant l’éthogramme du chien, singulièrement du chien familier, jointes à son expérience d’une approche systémique, le tout lui permettant d’identifier les dysfonctionnements dans cette relation interspécifique et de proposer les changements relationnels souhaitables.
Le dressage, indispensable pour contrôler efficacement un animal, et tout propriétaire de chien y est obligé, n’a nul besoin d’être appelé « éducation », terme qui signifie « transmettre des connaissances », ce qui est impossible avec un animal.
Il semble que ces contorsions sémantiques aient pour but de suggérer l’idée que le dressage est violent alors que l’éducation ne le serait pas ! Il devient donc évident que conditionner un animal (dressur en allemand) en prétendant ne pas « dresser » mais « éduquer » équivaut à tromper, d’autant que ces terminologies douteuses sont généralement employées dans un but commercial.
Un de mes anciens étudiants m’a même déclaré, somme toute avec une certaine candeur, que le terme éducateur « passait mieux auprès des clients ».
Ces pratiques malhonnêtes nuisent autant aux dresseurs consciencieux, qui sont nombreux, qu’aux comportementalistes qui se gardent bien d’intervenir sur le chien de leur consultant, car ce n’est pas leur rôle. Elles donnent une image brumeuse des secteurs d’activité des dresseurs comme de celui des comportementalistes, elles suscitent un scepticisme et une méfiance bien compréhensibles chez les propriétaires de chien demandeurs d’aide.
Ce sont ce scepticisme et cette méfiance que s’efforcent de dissiper les membres de l’association de comportementalistes C.A.D. :
http://www.comportementaliste-associationcad.org
Les y aider est dans l’intérêt de tous.
Enfin, la Fédération Européenne des Comportementalistes est très claire sur ce sujet, voici un extrait du code de déontologie de la profession de comportementaliste :
… En matière d'appellations, aucune ambiguïté de terminologie qui induirait une confusion, une dépréciation, une imprécision, ou une déformation de l'exercice que la profession de comportementaliste représente, ne sera acceptée par la Fédération Européenne des comportementalistes. Les appellations comme « éducateur-comportementaliste », relatives au dressage d’animaux, ne sont pas acceptées par la Fédération Européenne des Comportementalistes. Les personnes agissant dans le cadre du dressage d’animaux ne peuvent se prévaloir de la qualité de comportementaliste. En adhérant à la Fédération, un organisme ou une association reconnaît avoir été informé de cette disposition et l’avoir approuvée …
La présente fédération a recensé les organismes
de formation suivants :
CERFPA
Centre privé d'etude, Recherche, Formations en Psychologie Appliquée
Formation à distance : http://www.cerfpa.com
Michel Chanton - Ethologiste
Formation en direct avec le formateur :
http://www.michel-chanton-ethologiste.com
OPERRHA
Organisme Privé d'Enseignement et de Recherche sur les Relations Homme/Animal
Formation en direct avec les formateurs : http://www.operrha.fr
28.04.2008
Projet de loi sur la prévention et la protection des personnes contre les chiens dangereux : L'évaluation comportementale... analyse et conteste d'une des mesures dont la vocation serait, nous dit-on, préventive. La délation au détriment de la prévention ? Les comportementalistes n'en veulent pas ! Lire la suite...
05.02.2008
L'association de comportementalistes C.A.D. se désolidarise du S.N.P.C.C. et fait savoir que cet organisme ne représente pas les comportementalistes auprès des pouvoirs publics. Lire la suite...
31.08.2007
L'association de comportementalistes C.A.D. rédige un document à l'usage des comportementalistes sur l'évaluation de la dangerosité potentielle d'un chien après conduite agressive avec morsure. Lire la suite...

L’adoption d’un chien se fait très souvent sur ces coups de cœurs mutuels. Et les premières semaines sont décisives pour sceller ce pacte de vie entre le chien et son nouveau propriétaire. Après s’être choisi, Homme et Chien, se retrouvent face à face, seuls, chacun enfermé dans ses propres limites. Chacun se servant de ses propres acquis pour tenter de se concilier l’autre.
Ses propres acquis, avez-vous dit ?
C’est un chien séparé de son ancienne famille, certes, mais pas amnésique.
Comme vous, il va se servir de ses acquis personnels, de son passé pour vivre son présent.

C.A.D. comme Chiens et Chats d'Aujourd'hui et de Demain
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L'Association de comportementalistes professionnels C.A.D. oeuvre depuis de longues années en faveur de la profession, mais aussi en direction du public.
Elle est à l'origine de nombreuses avancées pour l'activité, et continue à mener des démarches pour que soit prise en compte une reconnaissance officielle de cette profession par l'Etat, impérieuse nécessité devant la prolifération de personnes qui s'auto-proclament et dénaturent l"approche spécialisée de professionnels sérieux et compétents.